Notre terminologie
Définition de la santé mentale :
La santé mentale est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face au stress de la vie, de travailler de manière productive et de contribuer à sa communauté, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.
- La santé mentale représente bien plus que l’absence de troubles mentaux.
- La santé mentale fait partie intégrante de la santé : il n’y a pas de santé sans santé mentale.
- La santé mentale est déterminée par de nombreux facteurs : socio-économiques, biologiques et environnementaux, dont l’environnement de travail. Les conditions de travail sont en effet un déterminant important de la santé mentale.
- La dépression est l’une des principales causes d’incapacité.
- Environ la moitié des troubles mentaux se manifestent avant l’âge de 14 ans.
Vocabulaire que nous utilisons :
- Addiction : Perte de la capacité de s’abstenir d’un comportement que l’on sait destructeur pour soi-même …et pour les autres. Vient de Addicere: donner son corps en gage pour payer une dette.
- Angoisse : expérience ponctuelle très déstabilisante provoquant une réaction psychologique et physique intense. Elle est caractérisée par un sentiment de grande perte de contrôle, voire de panique, devant la perception, la présence ou l’imminence d’un danger. La personne perd ses moyens et se trouve comme paralysée, incapable de fonctionner momentanément.
- Anxiété: une réaction normale ou excessive liée à la peur, à l’anticipation ou à l’appréhension de certaines situations ou éventualités
- Antidépresseur : médicament qui agit sur les neurotransmetteurs comme la Serotonine, neurohormone de l’état de calme, appelée Hormone du bonheur
- Antipsychotique : Médicament qui traitent les symptômes des troubles psychotiques comme les hallucinations, les idées délirantes ou l'agressivité
- Auto-stigmatisation : croyances négatives sur soi-même qui suscitent une faible estime de soi et amènent la personne à se limiter dans des activités qui sont importantes pour elle-même. Ce processus mental est particulièrement actif chez des personnes vivant avec des troubles psychiques,
- Les Troubles bipolaires : c’ est une maladie chronique liée à un trouble de l’humeur qui se définit par l’alternance d’épisodes dépressifs, avec tous les symptômes de la dépression, l’excès d’affects négatifs (tristesse, désespoir, angoisses, douleur morale), le défaut d’affects positifs, un trouble des fonctions instinctuelles (sommeil, appétit, libido), un ralentissement psychomoteur ; et des phases dites maniaques ou hypomaniaques selon l’intensité, qui se définissent par une exaltation, une euphorie ou parfois de la colère, un gain d’énergie avec une excitation psychomotrice, une diminution des besoins de sommeil, des conduites à risque (sur le plan financiers de type dépenses inconsidérées, ou sexuel). C’est une maladie qui nécessite des soins et un suivi.
- Bien-être mental : état de bien-être dans lequel une personne réalise ses propres capacités, peut faire face au stress normal de la vie, peut travailler de manière productive et fructueuse et est capable d’apporter une contribution à sa communauté.
- Burn-out : syndrome d’épuisement professionnel qui correspond à un état de fatigue à la fois physique, émotionnel et psychique au travail, processus complexe où la personne se détache progressivement et s’investit de moins en moins dans son travail pour s’autoprotéger du milieu professionnel où la perte de sens n’apporte plus de satisfaction ; c’est un mécanisme de survie.
- Charge mentale : C’est penser à faire les tâches du quotidien, se souvenir qu’elles doivent être faites, décider qui les fait, quand, comment. C’est le travail mental de l’organisation que personne ne voit, mais qui occupe un espace considérable dans votre tête.
- Détresse (psychologique) : C’est un état de déséquilibre persistant suite à un ou des événements stressants ; elle se manifeste par des états d’angoisse ou de panique dans lesquelles la personne se sent isolée et sans solution. Cet état peut mener à une crise suicidaire.
La détresse psychologique n’est pas nécessairement associée à un état dépressif, à une dépression ou à un autre trouble mental.
- Dépression : Est caractérisée par un sentiment de tristesse ou d’apathie telle qu’il empêche la personne d’accomplir ses tâches quotidiennes ou de participer aux activités qui lui font d’ordinaire plaisir (définition DSM).
- Décompensation : désigne une crise d’origine psychiatrique, lorsqu’un individu n’arrive plus à se contrôler et entre dans une crise potentiellement violente ou d’angoisse ou d’idées suicidaires
- Dissociation : processus par lequel un individu se coupe de certaines expériences ou émotions. C'est un mécanisme d'auto-défense
- Estime de soi : jugement global porté sur soi, ses capacités et valeurs en incluant également ce que l’on imagine que les autres pensent de nous. Elément fondamental de la santé mentale qui influence directement le bien-être psychologique,
- Fou (un) : souvent une personne qui sort des sentiers battus, qui ose des choses absurdes, exagérées ou inattendues, mais avec une telle conviction qu’elle en devient attachanteet qui sert aussi à exprimer une émotion si intense qu’elle frôle l’irrationnel,mais peut impliquer une réelle pathologie.
- Fous (des) : entre-autre, groupe de bénévoles persuadés qu’un Tour de France en bateau pour parler de santé mentale peut être bénéfique au plus grand nombre. Aussi connu sous le nom de WANA Challenges,
- Gestion des émotions : ou intelligence émotionnelle, capacité à identifier, comprendre et traiter ses propres émotions, sans les réprimer mais en s’appropriant leur maîtrise grâce à une panoplie d’approches, pour vivre au quotidien de façon sereine.
- Groupe d’entraide mutuelle – GEM : associations portées par des personnes concernées par un trouble psychique, avec l’aide d’animateurs salariés, et qui proposent un lieu pour se rencontrer au-travers d’activités artistiques ou de loisirs
- Hallucination : symptôme rencontré dans plusieurs maladies psychiatriques défini comme la perception sensorielle (auditive, visuelle, olfactive, tactile, cénesthésique) ne correspondant à aucune réalité objective. A distinguer de l’illusion (mauvaise perception d’un objet réel).
- Harcèlement (moral ou psychologique) : forme de maltraitance ou de violence qui se traduit par des comportements (paroles, gestes, conduites) visant à détruire autrui de manière répétitive et progressive. La personne est blessée et amenée à perdre confiance en elle et peut être soumise à un isolement social.
- Isolement social : situation dans laquelle se retrouve une personne qui, du fait de relations durablement insuffisantes dans leur nombre ou leur qualité, est en situation de souffrance et de vulnérabilité pouvant être majorée en cas de difficultés de santé.
- La Folie : mot qui ne s’emploie plus en psychiatrie, mot qui est polysémique (plusieurs sens). Elle désigne le plus souvent des comportements jugés et qualifiés d'anormaux.
- Manie : état qui révèle un dérèglement de l’humeur à tonalité euphorique caractérisé par une excitation psychique, ou agitation, une augmentation anormale des idées et une hyperactivité motrice. On distingue des phases ou épisodes de manie dans certaines maladies psychiatriques comme les troubles bipolaires.`
- Médicament psychotrope : médicaments utilisés pour traiter les troubles psychiques. Ils agissent sur le système nerveux central en modifiant certains processus biochimiques et physiologiques du cerveau. Ces médicaments sont généralement répartis en 5 grands groupes : anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs, stabilisants ou régulateurs de l’humeur et neuroleptiques (ou antipsychotiques).
- Mal-être : ressenti subjectif caractérisé par une démotivation, une absence d’énergie. Certains signes physiques peuvent l’accompagner tels que : troubles du sommeil, fatigue, difficultés de concentration. Le mal-être peut se manifester par du stress, de l’angoisse, la perte d’estime de soi et le sentiment permanent d’être en situation d’échec.
- Médiateur de santé pair (ou pair aidant) : personne en capacité d’utiliser son vécu personnel de la maladie et son parcours de rétablissement au sein d’une équipe pluridisciplinaire de psychiatrie,de santé mentale ou d’Addictologie
- Obsessions : pensées envahissantes répétitives et incontrôlables causant une forte anxiété,
- Peur : nous considérons que la peur est une sensation légitime qui s’atténue en grande partie par la connaissance des problématiques, la préparation à les gérer et la confiance en soi,
- Prévention du suicide : désigne les efforts mis en place par les gouvernements, associations ou individus pour réduire l’incidence des suicides. Ces politiques publiques passent par des facteurs de protection, soutien et engagement social, ainsi que formation des professionnels. Pour en savoir plus, consultez la rubrique Prévention du suicide du site du ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles.
- Psychiatre : médecin spécialisé dans la prise en charge des maladies mentales, formé à établir un diagnostic, prescrire des médicaments et pratiquer des psychotherapies..
- Psychologue : expert diplômé d’un diplôme universitaire de 3e cycle en psychologi. Il peut proposer des psychothérapies pour soutenir une personne ou un groupe qui rencontrent des difficultés en santé mentale.
- Psychose : pathologie mentale qui se distingue par une distorsion de la réalité et par une méconnaissance de ses troubles. La personnalité est fragile, rigide et la capacité d’adaptation aux contraintes de la vie, altérée.
- Phobie : peur ou crainte très angoissante, irrationnelle et répulsive face à une situation ou un objet qui cesse lorsque l’objet disparaît.
- Réhabilitation psychosociale : renvoie à un ensemble de procédés (bonnes pratiques et techniques validées) reposant sur des soins et actions d’accompagnement pour aider les personnes souffrant de troubles psychiques à se rétablir. Elles visent, à travers la réalisation d’un projet de vie, à améliorer la qualité de vie et l’inclusion sociale de la personne en renforçant son autonomie au quotidien.
- Rétablissement : correspond à un cheminement de la personne, dans la durée, pour reprendre le contrôle de sa vie (équilibre, vie satisfaisante) et trouver sa place dans la société en tenant compte de ses vulnérabilités. N’est pas synonyme de guérison.
- Résilience : capacité d’une personne ou d’une communauté à surmonter un obstacle ou un échec et de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’épanouir après un traumatisme ou une catastrophe
- Schizophrénie : maladie psychiatrique chronique qui a pour conséquences des troubles cognitifs, un dysfonctionnement social et comportemental important, ainsi qu’une altération de la perception de la réalité.
- Sommeil : correspond à une baisse de l’état de conscience qui sépare deux périodes d’éveil. Le sommeil est indispensable à la survie et au bon état de santé. Le sommeil met en œuvre de multiples fonctions biologiques essentielles à une bonne santé physique et mentale (récupération physique, régulation des émotions, mémorisation et concentration, résistance immunitaire, régulation de la glycémie).
- Stigmatisation : phénomène social complexe où entrent en jeu de nombreux éléments qui, ensemble, concourent à mettre à l’écart de la société et à priver de leurs droits les personnes atteintes d’une maladie mentale, notamment.
- Soutien social : correspond à la proportion de personnes déclarant avoir des amis ou des proches sur qui compter en cas de difficulté et au Soutien mutuel que s’apportent les membres d’un réseau.
- Thérapies :
- cognitivo comportementale : thérapies brèves s’appuyant sur différentes techniques, validées scientifiquement, portant sur les interactions entre pensées, émotions et comportements. Ces thérapies aident à mieux comprendre les schémas de pensées négatives et à dépasser les symptômes invalidants en aidant la personne à identifier les mécanismes à l’origine de ses difficultés et à expérimenter de nouveaux comportements.
- Familiale et systémique : thérapies qui prennent en compte l’ensemble du système familial et considèrent que le symptôme a une fonction dans le système familial. Elles invitent tous les membres du système au changement et ajustement des relations par une partialité multidirectionnelle, une vision orientée vers les solutions.
- Psychanalytique : thérapie individuelle lorsque la personne est capable de questionner son fonctionnement (capacité d’insight)
- Méditation de pleine conscience : technique capable de mettre au repos le cerveau émotionnel et provoquer au fil de la pratique une amélioration du bien-être ou prévenir la rechute des troubles anxiodepressifs ou addictifs
- Thérapies psycho-corporelles : permettent l’intégration des pensées et expériences cognitives par le corps et renforcent la confiance en soi
- Thérapies de groupe : groupes de paroles, groupes thérapeutiques dirigés par des psychothérapeutes. Ils permettent de lever la honte et renforce le sentiment de sécurité du fait de la pratique de la bienveillance.
- Troubles des conduites alimentaires – TCA : perturbations des relations à l’alimentation induisant une souffrance psychique durable et altérant de façon significative la santé. Les TCA englobent des pathologies comprenant l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie et d’autres formes atypiques.
- Traumatisme (psychique) : expérience unique ou répétée d’évènements uniques ou cumulatifs qui dépassent les capacités psychiques de l’enfant ou de l’adulte induisant un sentiment de frayeur et d’impuissance, dépassant les capacités de réaction et d’intégration psychique. Ce peut être une expérience de menace de mort physique ou psychique, une violation de l’intégrité physique ou psychique, ou des traumatismes de négligence, qui engendreront honte et culpabilité, une incrustation psychique tenace et une dévalorisation qui pousse à croire que l’on n’est pas digne d’exister. Les traumatismes sexuels concernent 10% de la population. Ils peuvent être guéris par des thérapies appropriées notamment de groupe et psycho-corporelles.
- Troubles psychotiques : Altération de la réalité, dont la schizophrénie.
- Vulnérabilité (psychologique) : potentialité à être blessé et risque accru de subir un tort. Compte-tenu du processus neuro-développemental, l’enfant et le jeune adulte sont considérés comme vulnérables et les politiques de santé publique doivent les protéger et développer des programmes de prévention tout invitant les législateurs à faire des lois protectrices concernant la vulnérabilité des jeunes, des personnes avec un handicap, ou âgées. Les associations et les personnes concernées ont à faire entendre leur voix et mettre en place des actions. La vulnérabilité est une qualité et une force fondatrices de notre humanité.




